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Un premier code du bâtiment vert
Le quotidien La Presse révélait le mois dernier une première initiative nord-américaine dans le domaine des codes de construction « verts ».
L’État de la Californie est en voie de se doter du premier code du bâtiment « vert » en Amérique du Nord. Le législateur a prévu une période transitoire. Le code sera mis en application le 1er juillet 2009, mais sur une base volontaire. La California Building Standards Commission (CBSC) compte rendre ce nouveau code obligatoire à la fin de 2010.
Le code stipule notamment que toutes nouvelles constructions commerciales et résidentielles devront réduire leur utilisation d’énergie de 15 %, l’utilisation de l’eau de 20 % et l’utilisation d’eau pour l’aménagement paysager de 50 %.
La Californie s’est déjà engagée à prendre des mesures pour réduire ses émissions de gaz à effet de serre (GES). L’État a voté une loi visant à réduire les émissions de GES de 30 % d’ici 2020.
« Aucun code n’est aussi strict pour la construction verte nulle part ailleurs aux États-Unis, a déclaré Rosario Martin, responsable de la CBSC. En fait, nous sommes les premiers au monde à faire cela, et nous sommes convaincus que l’idée va être appliquée ailleurs dans les prochaines années. »
Certaines villes, comme San Francisco et Berkeley, ont exprimé leur intention d’aller de l’avant encore plus loin avec la possibilité d’imposer leur propre code de bâtiment « vert », plus sévère que celui exigé par l’État.
Du côté européen
Sur les plans des technologies et pratiques, l’Europe possède nettement une longueur d’avance sur le reste du monde. L’initiative américaine sera peut-être un incitatif à remodeler les modèles réglementaires. D'ailleurs, une étude française réalisée par l’Institut CSA souligne le poids croissant du développement durable dans les motivations et les priorités des maires urbains. Entre autres, économies d’énergie et développement d’énergies renouvelables sont la 4e préoccupation des maires.
Et au Québec
On ne peut inévitablement constater le retard du Québec. D’abord par rapport aux États-Unis qui, eux-mêmes, accusent un recul sur les Européens. Néanmoins, plusieurs initiatives démontrent un intérêt marqué pour des pratiques plus responsables dans la conception et la réalisation du bâtiment. Le code du bâtiment devrait être relevé à la norme Novoclimat. On attend toujours la confirmation qui ne devrait pas tarder. Certains prétendent toutefois que cette norme serait déjà dépassée et qu’on devrait la resserrer. Le sujet sera d’ailleurs discuté lors de l’activité BÂTIRVERT L’AVENIR, une exposition de photo de la photographe environnementale Cindy Diane Rheault. Cette exposition itinérante propose en effet des tables rondes sur le thème Les certifications, normes et codes de la construction verte, présentée notamment à Montréal à La TOHU le 15 octobre et le 5 novembre à Québec au Pavillon Kruger de l’Université Laval. D’autre part, un dossier publié dans le magazine FORMES (volume 4, numéro 2) présente un portrait de la situation. En bref, le Québec tente de se tailler une place sur l’échiquier mondial dans le domaine du bâtiment vert et intelligent (BVI). Mais le temps presse. Et la ligne est mince entre devenir un chef de file international ou carrément manquer le bateau. Mais, c’est probablement ceux qui ne s’intéresseront pas au BVI qui risque de manquer le bateau.
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Photo extraite de l’exposition environnementale BâtirVert l’Avenir.



